Sophrologie et relaxation

 

On me demande souvent la ou les différences entre la sophrologie et la relaxation ; beaucoup d’articles mentionnent la "supériorité" de la sophrologie qui proposerait un cheminement  progressif débouchant sur l’ autonomie du patient par rapport à son objectif de départ alors que la relaxation serait plus l’équivalent d’un massage, un moment agréable de détente sans suite. On a tendance à dire que la détente est pour la relaation un objectif, pour la sophrologie un moyen.

 

J’ai eu la chance de découvrir la relaxation à Isthme (http://www.isthme-formations.com/) ; différentes méthodes de relaxation y sont enseignées, afin de vivre et transmettre une relaxation évolutive et créative. J’y ai découvert bien plus que la seule détente corporelle et un repos mental (ce qui d’ailleurs déjà beaucoup !). J’y ai appris à être plus attentive à mes sensations corporelles et à  en tenir compte,  à être en éveil pour  savoir me réjouir de ce qui est, à vivre plus reliée à la nature, aux autres. J’ai retrouvé le plaisir d’une créativité spontanée et sans jugement, renoué avec des désirs enfouis (danser) et me suis sentie bien souvent bien plus qu’un corps ou un mental. J’ai commencé la méditation à la suite de cette formation.

 

La sophrologie m’a apporté d’autres cadres, d’autres protocoles, d’autres spécialisations, comme l’accompagnement de la grossesse.

 

Dans ma pratique j’utilise toutes mes connaissances, peu importe leurs sources, je m’autorise à être libre pour accompagner avec intégrité et rigueur les personnes qui viennent me voir.

 

Quand je travaillais en hématologie à l'hôpital (https://www.sophrologie-paris-11.fr/cancer,) je ne savais jamais combien de fois je verrai les patients ; construire un protocole en plusieurs séances était impossible, il fallait improviser en permanence. On pourrait dire que je ne faisais pas de sophrologie mais « seulement » de la relaxation. Et pourtant… pourtant les patients étaient souvent étonnés d’avoir oublié la douleur, l’angoisse, parfois même l’hôpital pendant une séance.

Souvent une infirmière me disait que tel ou tel patient utilisait la respiration profonde pour s’apaiser ou s’endormir.

Parfois aussi nous avions le temps de travailler plus précisément sur une angoisse comme, par exemple,  celle liée à la ponction lombaire et nous utilisions les protocoles de sophrologie en visualisant l’acte vécu dans un état de détente tout en apprenant les moyens de s’auto-approprier cette détente; ces visualisations ont l’avantage de diminuer l’angoisse qui précède l’acte, de permettre au patient de le vivre moins tendu (la tension accentue la douleur) et  de se sentir plus confiant et moins passif (ce qui n’empêche pas la douleur bien évidemment,  mais travaille au niveau de l’avant et de la confiance pendant).

 

En entreprise depuis 3 ans, je marrie sophrologie, relaxation et méditation, pas très orthodoxe je le confesse mais là encore cela ressemble à ce que je pratique, ce qui me fait du bien, ce qui me permet encore et encore d’approfondir mon écoute du corps et d’être moins perméable aux états et énergies des personnes autour. Important en entreprise !

 

Sophrologie ? Relaxation ? Finalement peu importe. Ce qui est important je crois c’est de vivre d’abord très profondément ce chemin de transformation avant de le transmettre. Puis de toujours prendre en compte la personne telle qu’elle est, ne pas vouloir pour elle ou à sa place, respecter son rythme et ses blocages.

Les outils sont nombreux mais pour moi l’accompagnement est d’abord une alliance confiante entre un praticien et un patient.

 

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